Orage (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XII e siècle. Issu, par l'intermédiaire de l'ancien français ore , « vent », du latin aura, « souffle, brise, vent ».
1. Perturbation atmosphérique qui se manifeste par des éclairs, généralement accompagnés de tonnerre et de fortes précipitations. Pluie d'orage. Ciel d'orage. Voici venir l'orage. Rentrons avant que l' n'éclate. L' s'éloigne. Être surpris par l'orage, se mettre à l'abri de l'orage. Expr. Le temps, le ciel est à l'orage, un est près d'éclater. Il y a de l' dans l'air, le temps est très ux et, fig. et fam., la situation est tendue et risque de faire naître des troubles, des querelles. Laisser passer l' (fig.), essuyer sans protester des reproches, une vive réprimande. Par anal. . Orage magnétique, brusque et intense variation du champ magnétique terrestre, entraînant notamment l'interruption de la transmission des ondes radioélectriques.
2. Fig. Se dit de mouvements violents qui agitent l'âme, de dissensions qui viennent troubler la concorde entre deux ou plusieurs personnes, qui menacent la paix civile. De fréquents s ont troublé leur union. Le discours de cet orateur déchaîna, souleva un véritable dans l'assemblée. Les s des passions. Les s du cœur .


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Perturbation atmosphérique, ordinairement de peu de durée, qui se manifeste par un vent impétueux, de la pluie ou de la grêle, des éclairs et du tonnerre. "Il s'éleva un orage. Rentrons avant que l' éclate. Nous aurons de l'orage. Le temps est à l'orage. L' gronde. L' a crevé sur ce vallon. Le fort de l'orage. Il a fait un grand . Une flotte battue de l'orage. Lutter contre l'orage. Fuir sous l'orage. Les s sont très fréquents" "en cette saison. L' passera bientôt. L' s'apaise. L' a cessé."
Il se dit, figurément, des Malheurs dont on est menacé, des disgrâces qui surviennent tout à coup, soit dans les affaires publiques, soit dans la fortune des particuliers. "Il a détourné, conjuré, dissipé l' par sa prudence. Laissez passer l'orage."
Il se dit aussi d'un Désaccord violent qui se produit entre deux ou plusieurs personnes. "De fréquents s ont troublé leur union. Le discours de cet orateur déchaîna un véritable dans l'assemblée. Faire tête à l'orage. Il y a de l' dans l'air."
Il se dit aussi de Ce qui vient troubler la paix de l'âme. "Les s des passions. Les orages du coeur."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Agitation violente de l'atmosphère avec vent, éclair et tonnerre.
VOIT.: « Il me semble qu'elle est votre Iris, et que c'est comme un arc-en-ciel qui paraît après l'orage »
BOSSUET: « Comme un sage pilote, sans s'étonner ni des vagues, ni des s, ni de son propre péril »
RAC.: « Les s, les vents, les cieux te sont soumis »
SAUSSURE: « Il est certain que les s sont beaucoup plus violents et plus dangereux sur les hautes montagnes que dans les plaines »
SÉGUR: « Le jour s'obscurcit, le vent s'éleva et nous apporta les sinistres roulements du tonnerre ; ce ciel menaçant, cette terre sans abri nous attrista.... il est vrai que cet fut grand comme l'entreprise [l'expédition de Moscou] ; pendant plusieurs heures, ses lourds et noirs nuages s'épaissirent et pesèrent sur toute l'armée ; de la droite à la gauche et sur cinquante lieues d'espace, elle fut tout entière menacée de ses feux et accablée de ses torrents »
    Fig.
SÉV.: « Et vous, ma chère fille.... vous que j'ai toujours aimé et souhaité d'avoir près de moi, voyez quel vous jette au bout du monde »

 2   Fig. Revers, malheurs, embarras, disgrâces.
MALH.: « Le ciel, en qui votre âme a borné ses amours, Était bien obligé de vous donner des jours Qui fussent sans , et qui n'eussent point d'ombre »
CORN.: « Si près de voir sur soi fondre de tels s, L'ébranlement sied bien aux plus fermes courages »
CORN.: « Adieu, mais, quand l' éclatera sur vous, Ne doutez point du bras dont partiront les coups »
MOL.: « L'estime où l'on vous tient a dissipé l'orage »
SÉV.: « Il y a quinze jours que nous sommes sur le rivage.... nous serons ravis de vous voir aborder comme nous, et tous également sauvés de l' [les embarras d'un procès] »
SÉV.: « Aller me mettre à couvert pour quelque temps, jusqu'à ce que l' qui nous accable ici de toutes parts [une disette cruelle] soit un peu passé »
BOILEAU: « Sans succomber pourtant tu soutins cet »
RAC.: « Ou j'aime à me flatter, Ou sur eux quelque est tout prêt d'éclater »
RAC.: « Regarde quel est tout prêt à tomber »
VOLT.: « Tous les jours de ma vie ont été des s »
VOLT.: « Quel changement affreux a formé cet ? »
DIDER.: « Il se forme un ; je le vois ; je le sens »
    Conjurer l'orage, voy. CONJURER.

 3   Fig. Guerre, révolte, désordre. Les s d'une longue révolution.
FLÉCH.: « Il apaisa l' dont le royaume était agité »
RAC.: « Et, tandis que la guerre occupait son courage, [le roi] M'envoya dans ces lieux éloignés de l' »

 4   Fig. Tumulte de sentiments, agitations du coeur, tumulte de la société. Se dérober aux s du monde.
CORN.: « Et ses trois frères morts par la main d'un époux Lui donneront des pleurs bien plus justes qu'à vous ; Mais j'espère aisément en dissiper l'orage »
RAC.: « Il pense voir en pleurs dissiper cet »
MASS.: « Vos passions plus violentes et plus furieuses.... vous feront éprouver des agitations et des s que vous n'aviez jamais éprouvés, même dans le crime »
STAËL: « Ah ! qu'il se passe d'orages au fond du coeur ! »
DUCIS: « Son coeur cacherait-il quelque terrible ? »
CHATEAUBR.: « Troublée par les s du coeur, si la virginité résiste, elle devient céleste »
CHATEAUBR.: « Les passions font gronder leurs premiers s dans le coeur du couple malheureux [Adam et Ève] »
C. DELAV.: « Espères-tu, livrée aux s des sens, Offrir un encens pur et des voeux innocents ? »
BÉRANGER: « Bon vieillard, plaignez ma jeunesse, En butte aux s des cours »

 5   Fig. Opposition, colère soulevée contre quelqu'un ou quelque chose.
MAINTENON: « J'ai eu un terrible à essuyer ; je ne me mêlerai plus d'aucune affaire »
J. J. ROUSS.: « Vous ne sauriez avoir l'idée de l' qu'excite contre moi la publication des Lettres écrites de la montagne ; c'est une défense que je devais à mes anciens concitoyens et que je me devais à moi-même »
    Familièrement. Reproches d'un supérieur. Tout l' tombera sur vous.
MOL.: « Je vais voir fondre sur moi un soudain d'impétueuses réprimandes »
    Correction manuelle.
MOL.: « Quels s de coups vont fondre sur ton dos ! »

REMARQUE
    1. Corneille a dit : Cependant allons voir si nous vaincrons l'orage, Rod. III, 6. Sur quoi Voltaire observe que vaincre est impropre, qu'on dissipe, calme, détourne, brave un , mais qu'on ne le vainc pas. Cette remarque est trop sévère ; l'idée de victoire peut s'appliquer à un .
    2. Au XVIIe siècle, les femmes, d'après Thomas Corneille, mettaient au féminin. On le trouve ainsi employé dans Mme de Sévigné : Devinez où s'en alla cette diablesse d' : après m'avoir ravagé.... Lett. à Mme de Guitaut, 24 juill. 1694. Dans les environs de Paris et en Normandie, les paysans font encore du féminin.

SYNONYME
    ORAGE, TEMPÈTE. L' produit le tonnerre, la pluie, la grêle, la tempête. La tempête est un vent violent, accompagné ordinairement de pluie ou de grêle, et qui s'élève quelquefois pendant l'orage, quelquefois sans . Les s de mer portent ordinairement le nom de tempêtes. Il y a des s sans tempête quand la pluie et le tonnerre ne sont pas accompagnés de vent, F. GUIZOT.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Rou, ms. p. 127, dans LACURNE: Viengnent tout à seür quant il auront [temps favorable]
     Ronc. p. 112: Et granz s et merveilleuz tempiez
     Sax. VII: Amont par mi le Rin li s [le temps, le vent] les guie [guide]
     ib. XXVI: Aprendre lui convient [il faut] vie d'home sauvage, Et gesir mainte nuit au vent et à l'
    XIIIème siècle
VILLEH.: « Et li s venoit devers nos gens »
     Lai du trot: Sor eles tonoit et negoit, Et si grant faisoit, Que nus [nul] ne le puist endurer
     Chr. de Rains, p. 46: Et le prist un grans s, si grans que il sanbloit que la nef montast as nues....
    XIVème siècle
     Chron. de St Denis, t. II, f° 18, dans LACURNE: Grans dons donna aux poures chevaliers qui leurs choses avoient perdues en mer pour l'oraige de la tempeste
     Baud. de Seb. X, 1081: Uns s leva, onkes ne fu si grans, Qui le drommon emmaine, chi nous dist li rommans, Plus tost que nul oisiaus n'est parmi l'air volans
    XVème siècle
FROISS.: « Et se mirent au danger de Dieu et du vent, si eurent bel et moult agreable, et vindrent en bien briefs jour ferir au havre de Bayonne »
    XVIème siècle
AMYOT: « Ces paroles jettées comme un de vent impetueux sur la mer d'une infinie multitude de peuple, mirent la ville en grand trouble »
COTGRAVE: « Toujours ne dure ne guerre »
D'AUB.: « De la pauvre vertu l' n'a de port Qu'un havre tout vaseux d'une honteuse mort »

ÉTYMOLOGIE
    Dauphiné, , le vent, le souffle du vent ; bourguig. oraige ; provenç. auratge, vent, ; catal. oretj ; espagn. ; d'une forme fictive auraticum, du lat. aura, vent, air ; terme grec signifiant souffle. L'ancien français avait aussi oré ; provenç. aurey, qui était un autre dérivé du même mot aura.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE ORAGE. - HIST.
    XVIème siècle Ajoutez :
RAB.: « Tout va bien ; l' est passée »


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Tempête, vent impétueux; grosse pluie ordinairement de peu de durée, et quelquefois accompagnée de vent, de grêle, d'éclairs et de tonnerre. "Grand, furieux . Il s'éleva un . Sauvons-nous avant que l' vienne. Nous aurons de l'orage. Nous avons essuyé un grand . Se mettre à couvert de l'orage. Chercher un abri contre l'orage. L' passera bientôt. Un mêlé d'éclairs et de tonnerre. L' gronde. L' a crevé sur ce vallon. Le fort de l' est tombé sur cette ville. Il a fait un grand . L' passe, nous n'en aurons que la queue. Il a gagné le port malgré les vents et l'orage. Un vaisseau battu de l'orage. Lutter contre l'orage. Céder, résister à l'orage. Les s sont très-fréquents dans cette saison, dans cette contrée, sur cette mer. L' s'apaise. L' a cessé. Le temps est à l'orage."
Il se dit, figurément, Des malheurs dont on est menacé, des disgrâces qui surviennent tout à coup, soit dans les affaires publiques, soit dans la fortune des particuliers. "Il a détourné, conjuré, dissipé l' par sa prudence. Laissez passer l'orage, vos ennemis se lasseront de vous persécuter. Il a lutté avec succès contre l' qui l'avait assailli. Les s d'une longue révolution."
Il se dit aussi Des reproches et des emportements que l'on essuie de la part de ses supérieurs. "Votre père est fort en colère, vous allez essuyer un grand ."
Il se dit encore Du tumulte de la société, et des agitations du coeur humain. "Se soustraire, se dérober aux s du monde. Les s de la vie ne sauraient l'atteindre dans sa retraite. Les s des passions. Les s de la jeunesse. Le travail est le plus sûr moyen de prévenir ou de calmer les s que les passions excitent dans notre coeur."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. masculin 


Tempête, vent impétueux, grosse pluie ordinairement de peu de durée, et quelquefois accompagnée de vent, de grêle, d'éclairs et de tonnerre. "Grand . Furieux . Il s'éleva un . Sauvonsnous avant que l' vienne. Nous aurons de l'orage. Nous avons essuyé un grand . Se mettre à couvert de l'orage. L' passera bientôt. Un mêlé d'éclairs et de tonnerre. L' a crevé sur cette contrée. Le fort de l'orage est tombé sur cette Ville. Il a fait un grand orage. L' passe, nous n'en aurons que la queue. Il a gagné le port malgré les vents et l'orage".
Il se dit figurément Des malheurs dont on est menacé, des disgraces qui surviennent tout - à - coup, soit dans les affaires publiques, soit dans la fortune des particuliers. "Il a détourné l' par sa prudence. Il a dissipé l'orage. Laisser passer l'orage. Conjurer l'orage".
Il se dit aussi Des reproches et des emportemens que l'on essuie de la part de ses supérieurs. "Votre père est fort en colère, vous allez essuyer un grand orage".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Tempête, vent impétueux, grosse pluie ordinairement de peu de durée, & quelquefois accompagnée de vent, de grêle, d'éclairs & de tonnerre. "Grand . Furieux . Il s'éleva un . Sauvons-nous avant que l' vienne. Nous aurons de l'orage. Nous avons essuyé un grand . Se mettre à couvert" "de l'orage. L' passera bientôt. Un mêlé d'éclairs & de tonnerre. L' a crevé sur cette contrée. Il a gagné le port malgré les vents & l'orage."
Il se dit figurément Des malheurs dont on est menacé, des disgrâces qui surviennent tout à coup, soit dans les affaires publiques, soit dans la fortune des particuliers. "Il a détourné l' par sa prudence. Il a dissipé l'orage. Laisser passer l'orage. Conjurer l'orage."
Il se dit aussi Des reproches & des emportemens que l'on essui de la part de ses supérieurs. "Votre père est fort en colère, vous allez essuyer un grand ."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

ORAGEUX, EûSE, adj. [3e "e" muet au 1er, lon. aux 2 aûtres: "geû", "geû-ze".] Tempête, Vent impétueux, souvent acompagné de pluie, de tonerre, "etc." 'Nous aurons "de l'orage". 'Le tems est "à l'orage". 'Nous essuyâmes "un" furieux, "un" grand "orage". = "Figurément", Malheurs dont on est menacé. 'Conjurer, dissiper, laisser pâsser l'"orage". 'Je vois fondre sur moi "un " soudain d'impétueûses réprimandes. "Mol."
   "Rem." "Th. Corneille" remarque que la plupart des femmes de son tems faisaient "orage" féminin, et disaient, voilà "une grande ". Il y en a moins aujourd'hui qui fassent cette faûte. Celles qui parlent bien disent: 'Il y a eu cette nuit "un grand ".
   ORAGEUX: 1°. Qui caûse de l'orage: vent "orageux".
- 2°. Qui est sujet aux s; mer "orageûse".
- 3°. Où il arrive ordinairement des s: tems "orageux", saison "orageûse". = "Figurément", cour "orageûse"; où les intrigues caûsent des révolutions fréquentes.
   ORAGEUX suit ou précède, au gré de l'Orateur ou du Poète.
   Seul traverse à la nage une "orageûse" mer.
       "De Lille".
En prôse on dirait mieux, une mer "orageûse". Et généralement parlant, dans le discours ordinaire, cet adjectif doit suivre le nom qu' il modifie.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Tempeste, Vent impetueux, Grosse pluye ordinairement de peu de durée, & quelque fois accompagnée de vent, de gresle, d'éclairs, & de tonnerres. "Grand . furieux . il s'esleva un . sauvons-nous avant que l' vienne. nous aurons de l'orage. se mettre à couvert de l'orage. l'orage passera bien-tost. un meslé d'esclairs & de tonnerres. l' a crevé sur cette contrée, il a gagné le port malgré les vents & l'orage".
Il se dit figurement Des malheurs dont on est menacé, des disgraces qui surviennent tout d'un coup dans les affaires publiques, dans la fortune des particuliers. "Il a destourné l' par sa prudence. il a dissipé l'orage. laisser passer l'orage. conjurer l'orage".




Emplacement dans le dictionnaire :

optique
opulemment
opulence
opulent
opuntia
opuscule
or
or blanc
oracle

oragé
orager
orageusement
orageux
oraison
oral
orale
oralement
orang-outang
orange
orangé




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...Grésigne, qui remplissez le gouffre et la crête des monts, j'ai vu vos clairs rameaux sous la brise bénigne balancer doucement le ciel et ses rayons. Ah ! Dans le sombre hiver, pendant les nuits d'orage, lorsqu'à votre unisson lamentent les corbeaux, lorsque passe l'éclair sur votre fier visage, chênes que vous devez être encore plus beaux ! 2e LIVRE (VII) Quand pourrai-je, quittant tous les soins...


Citation n°2 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...au-dessus de ces champs de jeune blé couverts, vous qui m'apparaissez sur l'azur monotone, semblables aux voiliers sur le calme des mers ; vous qui devez bientôt, ayant la sombre face de l'orage prochain, passer sous le ciel bas, mon coeur vous accompagne, ô coureurs de l'espace ! Mon coeur qui vous ressemble et qu'on ne connaît pas. 2e LIVRE (XIX) Beaux présents que la muse, hélas !...


Citation n°3 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...n'es en quelque sorte qu'un fétu ballotté ; mais j'accuse surtout celui qui se comporte contre sa volonté. 3e LIVRE (IV) L'éclair illuminait la nuit de ses beaux feux, à la vitre déjà retentissait l'orage, plein d'angoisse le temps rampait entre nous deux, et j'étais là pareil à quelque sombre image. Tu te berçais au son de ta plaintive voix, mais j'osais supputer et ta faute et la mienne, et dans...


Citation n°4 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)

...pennon, qu'il ventèle, est loque ! Le haubert qui lace sa poitrine lasse, si léger ! Il fait qu'il suffoque. Ah, que de tes jeux, que de tes pleurs aux rémissions tu l'exhortes, ah laisse ! Tout l'orage a passé sur les lys, sur les roses fortes. Comme un feu de flamme ton âme et son âme, toutes deux vos âmes sont mortes. PÈL. PAS., AUTANT..., CHOEUR Hors des cercles que de ton regard tu surplombes,...


Citation n°5 de Pierre LOTI (Le Mariage de Loti : Rarahu)

...de Fataoua parut encore dans une déchirure du ciel, et puis tout se perdit dans les épaisses masses sombres ; un grand vent alisé se leva sur la mer, qui devint verte et houleuse, et la pluie d'orage commença à tomber. Alors je descendis tout au fond du Rendeer, dans ma cabine obscure ; je me jetai sur ma couchette de marin, en me couvrant du pareo bleu, déchiré par les épines des bois, que...


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